Le 12 mai 2023

La [gestion pilotée] en assurance-vie

La gestion pilotée sur un contrat d’assurance-vie est le mode de gestion idéal pour les épargnants souhaitant déléguer la gestion de leur épargne sur des supports dynamiques, en particulier en actions. Et ainsi valoriser leur patrimoine à long terme avec de bonnes performances. Notez que la gestion pilotée est aussi appelée “gestion sous mandat”, car on donne mandat à un professionnel pour gérer notre épargne.

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La gestion pilotée en assurance-vie

Principe de la gestion pilotée

La gestion pilotée est un mode de gestion alternatif à la gestion libre. C’est à dire que lorsqu’on ouvre une assurance-vie, on choisit le mode de gestion libre ou la gestion pilotée. Ceci dit, il est généralement possible de basculer d’une gestion libre à pilotée (ou inversement) en cours de vie.

Le principe de la gestion pilotée est relativement simple : tandis qu’en gestion libre l’épargnant est livré à lui-même pour gérer ses placements, avec la gestion pilotée (ou gestion déléguée) l’épargnant donne mandat à un professionnel pour gérer son contrat d’assurance vie. De cette façon, l’épargnant n’a plus à se poser la question de savoir sur quels supports investir, ni à gérer ses placements au quotidien (réallocation, arbitrage, etc.).

Il existe un grand nombre de supports d’investissement en unités de compte et beaucoup d’épargnants s’y perdent, ne sachant quels supports privilégier et quel pourcentage allouer sur tel ou tel support. Face à ces difficultés, la gestion pilotée s’impose comme la solution idéale. D’une façon générale, la gestion pilotée convient donc aux épargnants dont les compétences et/ou le temps font défaut pour gérer leur patrimoine. Dans le cadre d’une gestion pilotée, le gestionnaire oriente l’épargnant vers le profil d’allocation (notamment la proportion d’actions) adapté à ses objectifs financiers

Le seul mauvais choix est l'absence de choix.

Les inconvénients de la gestion sous mandat (ou gestion pilotée)

Malgré ses nombreux avantages, la gestion pilotée possède aussi quelques inconvénients.

Tout d’abord, certains intermédiaires proposant ce type de gestion imposent un versement minimum à l’ouverture du portefeuille, pour être sûr d’être rentable. Par exemple, chez certaines entités indépendantes spécialisées en gestion de portefeuille, ce ticket d’entrée peut être de 10 000 €, 50 000 € ou encore 100 000 €. Les performances sont en générales très bonnes, mais clairement, ce n’est donc pas donné à tout le monde.

Chez les banques en ligne qui brassent beaucoup plus de clients, mais où les performances sont parfois un peu décevantes, la gestion sous mandat peut être accessible dès 300 €, 500 € ou 1 000 €. C’est déjà beaucoup plus intéressant.

De plus, l’autre inconvénient est d’évaluer la fiabilité de l’intermédiaire et des performances qu’il propose. Du point de vue du client, il doit avoir confiance dans la compétence, l’intégrité et la fiabilité du gestionnaire de portefeuille. Il incombe donc aux clients de faire preuve d’une diligence raisonnable à l’égard des gestionnaires de portefeuille potentiels avant de leur confier leurs économies.

Il existe un risque de confier son argent à un gestionnaire de portefeuille sans scrupules ou peu attentif aux objectifs déclarés du client.

Enfin, la gestion sous mandat peut être frustrante pour les investisseurs actifs sur les marchés financiers puisqu’il y a une délégation des décisions d’investissement à une autre personne. Faire des mauvais choix soi-même est plus facile à assumer que les mauvais choix d’une autre personne, surtout quand il s’agit de votre argent. Parfois, il y a même un manque de transparence dans les opérations effectuées. Il faut donc se renseigner au préalable.

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La gestion pilotée en assurance-vie

Les avantages de la gestion sous mandat

La gestion sous mandat offre plusieurs avantages aux investisseurs.

Tout d’abord, elle les libère de la charge de prendre des décisions d’investissement au jour le jour, qui peuvent sans doute être mieux prises par un gestionnaire de portefeuille qualifié qui est à l’écoute des caprices du marché. En déléguant le processus d’investissement à un gestionnaire compétent, le client peut se concentrer sur d’autres choses importantes.

De même, le gestionnaire de portefeuille est bien placé pour saisir les occasions d’achat lorsque les marchés plongent et qu’un titre de bonne qualité perd temporairement de sa valeur, car c’est son métier.

La gestion discrétionnaire des placements permet également d’aligner les intérêts du gestionnaire sur ceux du client, puisque les gestionnaires facturent généralement des frais supplémentaires liés à la performance du portefeuille. Ainsi, si le portefeuille s’accroît sous la direction du gestionnaire, celui-ci est rémunéré en recevant un montant plus élevé au titre des frais de gestion. Cela réduit la tentation du conseiller de « faire tourner » le portefeuille pour générer plus de commissions, ce qui est un défaut majeur du modèle de rémunération basé sur les transactions.

Chez Yaca, la transparence, c’est dans notre nature !